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Hugues Linyer : apprendre quelque chose de nouveau n'est jamais du temps perdu !

Hugues Linyer : apprendre quelque chose de nouveau n'est jamais du temps perdu !

28 avr. 2020

Comme il aime à se définir, Hugues Linyer est un artisan du lien, il met son énergie au service de ceux qui croient à l’intelligence collective pour construire le monde de demain. Il est à la tête de deux structures, "HL Conseil – Mieux travailler ensemble" qui est un cabinet orienté vers la formation, et "L'Atelier du Futur" qui vise à aider les dirigeants à développer le travail en équipe, le fonctionnement coopératif, et ainsi contribuer au "Mieux … Ensemble" !
www.latelierdufutur.com

En tant que professionnel de l'accompagnement des dirigeants et de la formation professionnelle, Hugues Linyer nous apporte son expertise sur une mesure mise en place le 14 avril par l'État, passée relativement inaperçue : la prise en charge à 100% des formations des salariés mis en chômage partiel pendant la crise Covid-19. Cette mesure s'inscrit dans le cadre du renforcement du FNE-Formation, en lien avec le Décret n° 2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité partielle et l’Ordonnance n° 2020-346 du 27 mars 2020 portant mesures d’urgence en matière d’activité partielle.  

Cette période de confinement a mis en évidence deux choses : tout d'abord la prépondérance des outils numériques pour continuer à faire vivre les entreprises et notamment le management des équipes à distance, évidemment d'une manière différente et adaptée. Ensuite, l'importance du télétravail qui est devenu incontournable : c'est un outil fonctionnel et efficace - et pas seulement une journée par semaine par convenance - qui a fait ses preuves, même s'il faut jongler avec tous les aspects de la vie confinée : les devoirs des enfants, les tâches ménagères, l'espace partagé, etc. 

Concrètement, de quoi parle-t-on ?

En tant que professionnel de l'accompagnement des dirigeants et de la formation professionnelle, Hugues Linyer nous apporte son expertise sur une mesure mise en place le 14 avril par l'État, passée relativement inaperçue : la prise en charge à 100% des formations des salariés mis en chômage partiel pendant la crise Covid-19. Cette mesure s'inscrit dans le cadre du renforcement du FNE-Formation*, en lien avec le Décret n° 2020-325 du 25 mars 2020 relatif à l’activité partielle et l’Ordonnance n° 2020-346 du 27 mars 2020 portant mesures d’urgence en matière d’activité partielle.  

Cette période de confinement a mis en évidence deux choses : tout d'abord la prépondérance des outils numériques pour continuer à faire vivre les entreprises et notamment le management des équipes à distance, évidemment d'une manière différente et adaptée. Ensuite, l'importance du télétravail qui est devenu incontournable : c'est un outil fonctionnel et efficace - et pas seulement une journée par semaine par convenance - qui a fait ses preuves, même s'il faut jongler avec tous les aspects de la vie confinée : les devoirs des enfants, les tâches ménagères, l'espace partagé, etc. 

A qui est destinée cette mesure ?

Elle s'adresse à toutes les entreprises qui ont mis leurs salariés - tout ou partie - au chômage partiel. Pour pouvoir en bénéficier, il faut au préalable avoir fait la demande d'activité partielle qui permet de mettre ses salariés au chômage partiel.  Elle concerne les salariés en CDI et en CDD mais pas les stagiaires, ni les alternants, ni les contrats de professionnalisation.  

Pour pouvoir profiter de ces formations, les salariés doivent donner leur accord par écrit, c'est une obligation puisque la formation se déroule sur un temps chômé et non sur un temps de travail. En général, le salarié est plutôt satisfait, et obtenir cet accord écrit ne pose pas de problème, mais il peut arriver que le salarié ne veuille pas suivre une formation imposée par le chef d'entreprise. Il est dans tous les cas judicieux pour le dirigeant d'avoir plusieurs formations à proposer d'autant que le panel est assez large et sur des formats très différents (de 3 heures à 10 jours). Le salarié peut être à l'initiative de cette demande de formation, mais de manière générale, très peu sont au courant du dispositif.

Ce sont les DIRECCTE qui sont chargées d'instruire les dossiers de demande, à qui il est recommandé "de répondre positivement à la grande majorité des projets qui seront présentés" (page 3 article 6 de l’instruction donnée par la ministre).

Comment fait-on ?

L'entreprise recense les salariés désireux de suivre une formation et identifie les formations idoines. Ensuite, elle fait les demandes de devis auprès des organismes de formation. Ces devis sont indispensables pour préparer la demande de subvention à la DIRECCTE, au titre du FNE-Formation. Ce document est très simple à remplir.  Après une rapide instruction, la subvention est acceptée, la DIRECCTE établit alors une convention à signer par le chef d'entreprise où sont notamment renseignés le nombre de salariés concernés et le volume d'heures de formation.

Point très important, la formation devra avoir lieu pendant le temps de chômage : par exemple pour des salariés en chômage partiel deux jours par semaine, la formation se déroulera pendant ces deux jours et non pendant les autres jours travaillés (en télétravail ou dans l'entreprise). L'entreprise a tout intérêt à regrouper l'ensemble des actions sur une demande. Si elle cumule des actions courtes et des actions longues, il est préférable de faire deux demandes : Une première demande avec les actions courtes pour être remboursé rapidement, et une autre demande comprenant les actions plus longues car dans ce cas, l'entreprise sera remboursée en deux temps : une première partie en début de formation et la deuxième partie à la fin de la formation.

Le paiement

Dès que la convention est signée, l'entreprise reçoit de la DIRECCTE 50% du montant global. Si une entreprise a fait une demande pour plusieurs de ses salariés, elle reçoit au début de la formation la moitié du montant global et percevra l'autre moitié à la fin des formations. 

Le deuxième versement est conditionné par la rédaction d'un "mini-bilan" comportant le nom des bénéficiaires, le détail des actions financées (dates de début et de fin de formation, durée et libellés des modules de formation, modalités d'évaluation, coût et plan de financement).  En conclusion, cette mesure est réellement une disposition très intéressante pour les PME, avec un dossier facile à monter, une instruction rapide et surtout qui ne coûte rien à l'entreprise. Du côté des salariés, même si cette formation n'est pas suivie d'une augmentation de salaire, elle induit une montée en compétence qui se traduit généralement par un sentiment de "mieux-être" : apprendre quelque chose de nouveau n'est jamais du temps perdu!  

Pour vous aider sur ce dispositif, vous pouvez contacter Hugues Linyer 
Tél. : 06 83 69 11 71  et hugues.linyer@latelierdufutur.com
Quelques exemples de formations numériques courtes, adaptées à des entreprises de toutes tailles 

Pour plus d'informations :

Site Internet : http://nouvelle-aquitaine.direccte.gouv.fr/Salarie-en-activite-partielle-Vous-pouvez-beneficier-une-formation-gratuite
Numéro spécial Chômage Partiel : 0806 000 126

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